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Monaco : Le Sentiment de la Nature … Quand l’Âme de Poussin irradie la Villa Paloma

« Le Sentiment de la Nature » – L’art contemporain au miroir de Nicolas Poussin, une exposition à voir jusqu’au 25 mai 2026, la Villa Paloma (Nouveau Musée National Monaco). Un dialogue subtil entre la peinture classique du XVIIe siècle de Poussin et les explorations de l’art contemporain. À travers six sections thématiques, l’exposition explore les miracula naturae et interroge notre rapport sensible, esthétique et spirituel à la nature.

Peut être de l’art

Nicolas Poussin, Landscape with Ruin, 1642. Oil on canvas, 72 × 98 cm. Museo Nacional del Prado, Madrid, Inv. p002308
© Photographic Archive. Museo Nacional del Prado. Madrid

Le Sentiment de la Nature : L’art contemporain en miroir à la peinture classique de Nicolas Poussin (1594-1665). Une exposition à voir jusqu'au 25 mai 2026 à la Villa Paloma, Nouveau Musée National de Monaco. (NMNM)

Villa Paloma à Monaco : « Le Sentiment de la Nature », une exposition inspirée par Poussin

L’art contemporain au miroir de Nicolas Poussin

À Monaco, la Villa Paloma suspend le temps. Sous le commissariat de Guillaume de Sardes, l’exposition « Le Sentiment de la Nature » tisse un fil d’Ariane entre le XVIIe siècle de Nicolas Poussin et les explorations de l'art contemporain. Une traversée symphonique où le paysage cesse d'être un décor pour devenir une expérience de l'âme.

Peut être de l’art

Vue de l’exposition « Le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin »
Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma
Crédit photo Nouveau Musée National de Monaco / Andrea Rossetti, 2026
De gauche à droite : Latifa Echakhch, Nan Goldin, Claude-Joseph Vernet

Nicolas Poussin, ce « peintre-philosophe » que l’on dit souvent difficile, académique ou sévère, se révèle ici sous un jour nouveau : celui d’un poète de l’élémentaire. Dans cette exposition, son héritage se contemple comme une force vive, une « tragédie heureuse » qui continue d’innerver les pinceaux, les caméras et les installations de près de quarante artistes contemporains.

L'Invention d'un Regard : Poussin, l'Éveilleur

Avant Poussin, la nature se confondait à un paysage qui n'était souvent qu'un théâtre, un fond de scène où s'agitaient les passions humaines. Poussin fut le premier à s'évader de ce cadre strict pour glorifier la puissance intrinsèque du vivant. À Rome, il réalisait des croquis d’arbres en proie à la lumière et aux vents avant de les restituer sur toile.

Aucune description de photo disponible.

Nicolas Poussin, The Storm, c .1651.
Oil on canvas, 99 × 132 cm. Musée des Beaux-Arts de
Rouen, Inv. 975.1 © GrandPalaisRmn / Gérard Blot

L'Effroi et la Splendeur : Orages et Nuits

L'un des premiers chocs de l'exposition réside dans la rupture. Poussin est souvent associé à l'harmonie, mais son tableau L’Orage (1651) déchire cette image d'Épinal. Ici, la foudre s’abat, l’homme est réduit à son impuissance, et la Nature devient le véritable et unique acteur de la scène.

Ce sentiment de saisissement, on le retrouve dans deux vidéos d’Ange Leccia. Là où Poussin fixait l’instant de rupture sur la toile, Leccia nous enveloppe dans le ressac des vagues et le grondement des éclairs. L'orage n'est plus un sujet que l'on regarde à distance ; c'est une expérience qui nous happe. À ses côtés, Fausto Melotti réduit la pluie à un tracé d’or épuré, tandis que Pier Paolo Calzolari joue avec des signes de suie, rappelant que même dans l'obscurité, la poésie subsiste.

Peut être de l’art

Vue de l’exposition « Le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin »
Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma
© Nouveau Musée National de Monaco / Andrea Rossetti, 2026
De gauche à droite : Bruno Pelassy, Ange Leccia

 Le Labyrinthe du Vivant : Forêts et Jardins

Le parcours nous entraîne ensuite dans l’opposition séculaire entre la forêt — obscure, vaste, inquiétante - et le jardin - clos, ordonné, protecteur. Mais l'exposition s'amuse à brouiller ces frontières. Chez Poussin, comme dans son Paysage au dieu Fleuve, la forêt peut être un refuge pour les amants, un lieu de quiétude absolue.

Peut être de l’art

Nicolas Poussin, Paysage de Grottaferrata : Paysage au Dieu Fleuve / Vénus et Adonis, c.1626.
Oil on canvas, 75 × 199 cm. Musée Fabre, Montpellier Méditérranée Métropole, Inv. 825.1.171 / 2010.14.1

Cette vision édénique trouve des échos troublants chez les contemporains. Giuseppe Penone frotte des feuilles directement sur la toile pour en extraire la chlorophylle, laissant la forêt s’écrire elle-même. 

Puis il y les marines et les chutes d’eau, les déserts et les volcans, monts et montagnes...Autant d’espaces que les artistes réinventent.

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Vue de l’exposition « Le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin »
Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma
© Nouveau Musée National de Monaco / Andrea Rossetti, 2026
De gauche à droite : Thomas Demand, Giuseppe Penone

La dernière étape est celle de La Métamorphose : Fleurs et Papillons

La flore, longtemps simple décor ou symbole religieux, devient dans l'art contemporain le terrain d'un jeu sur la copie et la représentation. Giulio Paolini interroge la mémoire de Poussin en photographiant un détail de L'Empire de Flore, redoublant l'image pour montrer que toute œuvre s'inscrit dans un temps immobile. Les fleurs de Pierre Joseph répondent aux métamorphoses de Claudio Parmiggiani, qui fixe la forme des papillons en négatif pour parler d'absence et de mémoire. C’est ici que le titre de l’exposition prend tout son sens : le sentiment de la nature est indissociable d’une réflexion sur la disparition.

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Vue de l’exposition « Le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin »
Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma
© Nouveau Musée National de Monaco / Andrea Rossetti, 2026
De gauche à droite : Giulio Paolini, Pierre Joseph

Une Ligne Continue dans le Chaos du Monde

Peut-on encore parler de « sentiment de la nature » à l’heure de l’angoisse écologique et de la crise climatique ? L’exposition de Monaco répond par l’affirmative, mais là où Poussin cherchait l'ordre et la philosophie, les artistes d'aujourd'hui cherchent à traduire une beauté fragile, menacée.

Ce voyage — des orages aux papillons — prouve qu'une ligne sensible relie le XVIIe siècle à notre temps. Malgré la diversité des formes (vidéos, installations, sculptures), le lyrisme reste inchangé. On circule parmi les œuvres de Penone, Gursky ou Wallon comme dans un labyrinthe où l'on se plaît à chercher son chemin.

Peut être de l’art

Vue de l’exposition « Le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin »
Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma
© Nouveau Musée National de Monaco / Andrea Rossetti, 2026
De gauche à droite : Ange Leccia, Walter Robinson, Marine Wallon

Monaco – « Le Sentiment de la Nature » : l’âme de Poussin à la Villa Paloma

Artistes présentés

Roger Ackling, Robert Barry, Anne-Lise Broyer, Giorgio Andreotta Calò, Pier Paolo Calzolari, Christo et Jeanne-Claude, Thomas Demand, Gustave Doré, Gaspard Dughet, Latifa Echakhch, Tim Eitel, Ed van der Elsken, Ilse et Pierre Garnier, Nan Goldin, Andreas Gursky, Suzanne Husky, Mimmo Jodice, Pierre Joseph, Ange Leccia, Pierre Lesieur, Charles de Meaux, Fausto Melotti, Mario Merz, Sarah Moon, Giulio Paolini, Claudio Parmiggiani, Bruno Pélassy, Giuseppe Penone, Nicolas Poussin, Anting Qiu, Walter Robinson, Torbjørn Rødland, Anne Laure Sacriste, Christophe Sarlin, Pierre Thoretton, Pierre-Henri de Valenciennes, Joseph Vernet, Marine Wallon…

Aucune description de photo disponible.

Vue de l’exposition « Le Sentiment de la nature. L’art contemporain au miroir de Poussin »
Nouveau Musée National de Monaco – Villa Paloma
© Nouveau Musée National de Monaco / Andrea Rossetti, 2026
De gauche à droite : Christo et Jeanne Claude, Christo

 « Le Sentiment de la Nature » offre une parenthèse enchantée. Elle nous rappelle que la nature n'est pas un objet à posséder, mais un espace de pensée et d'émerveillement.

Plus d'infos

Villa Paloma

56, boulevard du Jardin Exotique - 98000 Monaco
Tel +377 98 98 48 60

Nouveau Musée National de Monaco

8 avenue Hector Otto - 98000 Monaco
Tel +377 98 98 19 62

Horaires et tarifs

Exposition en cours à la Villa Paloma:
«  Le Sentiment de la Nature. L’art contemporain au miroir de Poussin »
13 février – 25 mai 2026

Ouvert tous les jours en périodes d’exposition

10h – 18h
Horaires d’été (juillet et août): 11h – 19h
Dernière entrée une demi-heure avant la fermeture
Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 4 jours du Grand Prix, 19 novembre et 25 décembre

Entrée : 6€
Tarif groupe (min. 15 pers.) : 4€
Détenteurs de la carte Cercle A : 4€

Entrée gratuite tous les dimanches

Gratuit pour les moins de 26 ans, étudiants, groupes scolaires et groupes d’enfants, Monégasques, membres ICOM et CIMAM, demandeurs d’emploi sur justificatif, personnes en situation de handicap

L’équipe de médiation du Musée propose des visites guidées

Sans réservation :
Le jeudi à 12H30 (30min)
Le samedi à 11h (45 min)
Le dimanche à 15h (45 min)

Sur rendez-vous :
Tous les jours pour les groupes (à partir de 10 personnes)

Les tarifs :
6€ par personne (gratuit pour les moins de 13 ans, les groupes scolaires, associations de la Principauté) + billet d’entrée 

Contact : public@nmnm.mc
www.nmnm.mc

Le partenaire

Nouveau Musée national de Monaco

Nouveau Musée National de Monaco

8 avenue Hector Otto

98000 Monaco

 

Source : https://www.marie-celine.com

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