“Sombres plantations” : un polar colonial captivant dans les Fidji de 1914
En 1914, les Fidji sont une colonie britannique. L’engagisme a été mis en place pour remplacer l’esclavage. « Sombres plantations », de Nilima Rao, reconstitue soigneusement cette époque et nous entraîne dans une enquête sur une disparition d’une ouvrière indienne. Un polar social aussi dépaysant que fascinant.
« Sombres plantations », de Nilima Rao, est un roman à la fois historique et policier qui nous plonge au coeur de l’engagisme aux Fidji, un système qui a succédé à l’esclavage.
Sombres plantations, de Nilima Rao, publié par les éditions Au vent des îles est un roman policier distribué par Harmonia Mundi, à Arles. Ce polar de littérature policière historique nous conduit dans les îles Fidji en 1914. Elles sont situées au sud-ouest du Pacifique à près de 3000 kilomètres de l'Australie.
Un polar historique aux Fidji avec "Sombres plantations"
Une terre méconnue
L'un des atouts du roman est le dépaysement offert. L'archipel des Fidji reste une terre méconnue.
Ces îles, indépendantes depuis 1970, sont sous domination anglaise à l'époque de cet écrit. Celui-ci est bâti sur une réalité historique et décrit l'engagisme, un système peu connu qui remplace l'esclavage.

Le destin d'une femme
Une ouvrière disparaît. Un sergent sikh est envoyé sur place pour tenter de la retrouver. Il est confronté à la pesanteur et au racisme de la société coloniale.
La main-d'œuvre survit dans des baraquements pendant des années avant de pouvoir prétendre à la liberté. Les contrats abusifs sont signés par des ouvriers qui ne savent pas lire. Les femmes sont les proies des hommes blancs. L'auteur sait s'éloigner du misérabilisme pour proposer une intrigue criminelle. Elle sait bien décrire toutes les composantes de l'âme humaine.

Dans ce roman policier historique sur la colonisation britannique, il y a aussi l'apport du style. Il est précis, sans lyrisme bavard. Une guerre mondiale et lointaine commence. La société anglaise reste figée. La justice est fragile quand les maîtres restent les maîtres.
Source : https://www.marie-celine.com