Fuck that shit est une ode à la confrontation. C’est l’acceptation de l’idée que personne ne s’entendra jamais. On ne se comprend pas, on n’a pas le même avis, bon alors… Fuck that shit. Abdiquer sur le fait de faire valoir son point est peut-être, au fond, une décision plus saine et sans tracas.
Des mélodies accrocheuses à la guitare 12 cordes, un son sorti des années 70 et des paroles crues, avec un refrain qui a le mérite d’être clair : Fuck that shit. C’est une chanson qui porte fièrement le doigt du milieu très haut dans les airs.
La formation de Québec Les Lunatiques fera paraître son nouvel album, Traitement Choc, le 27 mars via Disques Dure Vie. Composé d’Antoine Bourque (guitare, voix), Juliette Drapeau (guitare, chœurs), Simon Guay (basse, chœurs), François Pelletier (batterie) et William Lévesque (guitare, synthé), le quintette assume pleinement son côté psychotrope et débridé sur ce nouveau disque.
Les Lunatiques présenteront l’essentiel de Traitement Choc sur scène le 7 mai à la Sala Rossa à Montréal, puis le 9 mai au Pantoum de Québec. Infos et billets disponibles ICI.
Traitement Choc, c’est le push-push surette que tu rajoutes dans ta slush : le côté radical et agressif qu’on ajoute à une saveur à laquelle il manque un je-ne-sais-quoi. Une chose est sûre, difficile d’y rester indifférent — une grimace n’attend pas l’autre.
L’album porte la marque de l’éclectisme habituel des Lunatiques, tout en s’aventurant vers un son plus électronique grâce à l’ajout de synthétiseurs et de drum machines. Le côté rock n’est toutefois jamais bien loin : les guitares électriques se déclinent tantôt punk, tantôt métal.
Traitement Choc risque d’ailleurs de faire écarquiller quelques sourcils grâce aux nombreuses surprises sonores dans lesquelles il puise : humour, danse, sérieux, amour, intensité… Plusieurs échantillonnages s’entremêlent à une musique dynamique et assumée. On y sent un groupe plus mature, fort de l’expérience acquise, mais qui conserve une approche ludique et joueuse. Tantôt halluciné, tantôt frénétique, le son des Lunatiques fait vibrer autant qu’il propulse — juste assez pour oublier la gravité.