Grazzia Giu
Fragments, le nouvel album de la chanteuse Grazzia Giu
La chanteuse, auteure et compositrice Grazzia Giu sort un nouvel album qu’elle a construit autour de cette question essentielle que pose David Bowie : « Where Are We Now ? » (« Où sommes-nous maintenant ? »). Aucune réponse définitive, mais des fragments de réponse sur le temps qui passe, sur ce que nous sommes devenus et sur les êtres disparus dont la présence demeure en nous.
Fragments est une rêverie où affleure la mélancolie, un ruban poétique qui flotte dans un espace musical singulier où cohabitent le jazz, le blues et la pop. C’est un album qui s’écoute comme on lirait un recueil de nouvelles : épuré, il va à l’essentiel, sans s’attarder, sans peser, et en conservant une part de mystère. Chaque chanson est comme une porte qui s’ouvre au-dedans de nous.
Grazzia Giu – Fragments

Le temps passé, le temps présent
Dans cet album intimiste et très personnel, Grazzia Giu convoque quelques grands artistes du passé, figures tutélaires inoubliables : Peggy Lee, Billie Holiday, Tom Waits, Rickie Lee Jones, Marianne Faithfull, Lou Reed et le Velvet et, bien sûr, David Bowie. C’est aussi un clin d’œil au « Fragments » de Marilyn Monroe. Autant d’univers musicaux et textuels qui sont pour Grazzia des sources d’inspiration inépuisables. Grazzia est accompagné du pianiste Guillaume Poncelet.
Directeur artistique de l’album, Daniel Yvinec a également apporté sa touche sur certaines chansons, en tant que multi-instrumentiste.
Grazzia Giu – Fragments

En toute liberté …
Artiste inclassable, Grazzia Giu semble tout droit sortie d’un défilé de mode évoquant le Berlin des années Bowie. Évoluant dans un univers musical bien à elle, hors de toutes contraintes commerciales, elle tient farouchement à sa liberté, condition sine qua non pour écrire et composer. Les bases de l’album ont été gravées en direct avec Guillaume Poncelet, lors de séances où le duo se laissait guider par leurs émotions, nombreuses et variées. Le jeu subtil et tout en douceur de Guillaume souligne avec une grande sensibilité le caractère onirique qui définit Fragments. Il met également en valeur la voix limpide, aérienne et envoûtante de Grazzia.
C’est autour de cette trame musicale initiale que Daniel Yvinec a imaginé une forme de mise en scène inspiré de l’art cinématographique. Le but est que chaque chanson crée des images fortes, que Fragments soit en quelque sorte un album qui s’écoute autant qu’il se « voit ». De la terre à la mer (The Bay of Capri) et de la mer au ciel (La Grande Ourse), l’album explore un univers sans limites. Pour ce faire, Daniel Yvinec a conçu des arrangements mêlant sonorités acoustiques et électroniques, créant ainsi un paysage sonore aux nombreux reliefs et réservant de belles surprises.
Entouré d’un halo de mystère, Fragments est un album d’une grande profondeur qui raconte les joies et les peines de l’existence. Et s’il est empreint d’une certaine nostalgie et qu’on y trouve des accents mélancoliques, il n’oublie pas pour autant de se tourner vers la lumière. L’ombre et la lumière, les joies et les tourments, hier et aujourd’hui, c’est tout cela à la fois que veut exprimer la voix de Grazzia Giu à travers ses chansons.
Grazzia Giu – Fragments

Grazzia Giu : une artiste habitée, éprise de liberté
« Ma musique est l’expression d’un parcours de vie, l’écho d’une aventurière romantique, en dehors du système, peut-être, étonnée chaque jour, oui. C’est un voyage dans les songes et les tourments d’un univers construit avec tant de passion ». Grazzia Giu
De formation classique (formée au conservatoire d’Anvers en Belgique), Grazzia Giu est rapidement attirée par deux genres musicaux bien distincts en apparence, la pop et le jazz. Elle participe alors à des masters classes avec David Lynx, Thierry Péala, Michelle Hendrix, Roger Letson et Eduardo Lopez.
Personnage hors norme, Grazzia cultive un look bien à elle, inspiré par la culture pop anglo-saxonne (des Beatles à Bowie). C’est vers la trentaine qu’elle se lance vraiment dans une carrière musicale et elle sort son premier album par ses propres moyens à plus de 40 ans. Ses compositions croisent jazz et pop music, sans oublier le blues. Cela confère à son œuvre une esthétique qui sort des sentiers battus. C’est une démarche artistique qui refuse ce qui est convenu, un élan créatif sur lequel souffle en permanence un vent de liberté. Au fil des années, Grazzia a su se constituer un public fidèle et obtenir la reconnaissance de la critique musicale.
Fragments est son 7ème album et, après deux ans de (co)-vide, il revêt à ses yeux une importance particulièrement forte.
Artiste habitée, puissante et libre, Grazzia Giu revendique des origines diverses : flamandes, italiennes, françaises et même new-yorkaises. Ces identités plurielles définissent un parcours de vie haut en couleur, et ses chansons nous racontent tout autant la beauté du monde que sa dureté, toujours avec force et conviction. Et si elle chante la plupart du temps en anglais, pour la musicalité de la langue, elle ne s’interdit pas quelques escapades dans la langue de Molière.
Grazzia Giu – Fragments


Les musiciens
Guillaume Poncelet, piano :
Guillaume Poncelet naît à Grenoble d'un père écrivain et dramaturge et d'une mère aide-soignante. Il entre au Conservatoire à rayonnement régional de Grenoble à l'âge de 8 ans et y restera jusqu'à ses 17 ans. Parallèlement, il apprend le piano en autodidacte. Puis il intègre le département de jazz de École Nationale de Musique (ENM) de Chambéry dirigé par Pierre Drevet. Pendant quatre ans, il étudie avec ce dernier la trompette, l'harmonie jazz et les techniques d'arrangements. A 21 ans, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et quitte donc Grenoble. Il s’en va vers de nouvelles aventures lorsqu'il est contacté par la formation « NoJazz » qui souhaite l'intégrer au groupe pour sa tournée nord-américaine.
Dans ce cadre, il collabore avec des artistes prestigieux tels que Stevie Wonder et Maurice White (Earth, Wind & Fire).
De 2009 à 2011, il joue aux claviers et à la trompette avec l'Orchestre national de jazz dirigé alors par Daniel Yvinec. Il a par ailleurs collaboré avec des artistes comme Ayo, Zaz, Michel Jonasz, Claude Nougaro, Oxmo Puccino, etc. Dernièrement, il était sur scène avec Gaël Faye.
Daniel Yvinec, multi-instrumentiste :
Directeur artistique de Fragments, Daniel Yvinec est également producteur multi-instrumentiste. On le retrouve notamment à la guitare sur certaines chansons de l’album. Par ailleurs, ancien directeur artistique de l’ONJ, il est lauréat des « Victoires du Jazz » (2009), a été nominé au Grammy Awards, et a collaboré avec, entre autres, John Cale, Suzanne Vega, Yaël Naïm et Robert Wyatt.
Grazzia Giu – Fragments
