SAMIFATI & TRANSE GNAWA EXPRESS
Singles disponibles : "Sandiya", "Galbi Hzine" et "Soudani Ya Yemma"
Transe Gnawa Express est une véritable connexion artistique pour SAMIFATI, mêlant retour aux racines marocaines et quête d’identité sonore. Né de la rencontre entre machines électroniques et musiciens gnaoua d’Essaouira, le projet fusionne tradition et modernité. Le guembri et les qraqeb dialoguent avec une production organique, façonnée lors de jams en médina. Plus qu’un concept, c’est une transe vivante, hommage à un Maroc contemporain ouvert sur le monde.
SAMIFATI est le projet de deux artistes nantais : le violoniste et producteur Sami Fatih et l'artiste visuel Axel Vanlerberghe. Depuis la sortie de leur EP *Cycle* en 2017, le duo développe une œuvre au croisement de la musique électronique expérimentale, des enregistrements de terrain (*field recordings*) et de la création visuelle en direct, proposant des performances immersives à mi-chemin entre concert et cinéma à travers l'Europe, la Chine, l'Indonésie et la Corée du Sud. En juin 2023, une résidence artistique de l'Institut français les a conduits à Essaouira, ville portuaire historique du Maroc dont la médina est l'un des foyers vivants de la culture gnawa. Ils y ont rencontré le Maâlem Amine Bessi (guembri, chant principal) — maître de la tradition rituelle de la *lila* — ainsi que les percussionnistes Hamouda Benzaid et Ahmed Labnoua (krakeb, chant). Ce qui a débuté par des improvisations informelles dans la médina s'est transformé en un projet commun de deux ans et demi, enregistré entre le Maroc et la France. Le résultat s'intitule *Transe Gnawa Express* : dix titres où la pulsation profonde et grave du guembri, le cliquetis métallique des krakebs et les invocations vocales du répertoire gnawa dialoguent avec le violon amplifié, la synthèse modulaire et les textures granulaires de Sami Fatih. Loin de réduire cette rencontre à une simple « fusion world », l'album met en valeur la fonction rituelle de la musique source — une culture née au sein des communautés d'esclaves d'Afrique subsaharienne et inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO — tout en ouvrant un espace d'écoute contemporain et hybride. Sur scène, l'œuvre se métamorphose en une expérience de transe contemporaine totale, mêlant son et image.
La rencontre :
Essaouira, juin 2023 Tout ne commence pas dans un studio, mais sur un toit-terrasse de la médina d’Essaouira. C’est là que, chaque mois de juin, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde transforme les rues en l’un des plus grands rassemblements de culture gnawa en plein air au monde. En 2023, le duo français SAMIFATI arrive à Essaouira pour une résidence de l’Institut français. Ils y font la connaissance du Maâlem Amine Bessi — maître du rituel de la *lila* — et de deux de ses musiciens, Hamouda Benzaid et Ahmed Labnoua. Plutôt que de se contenter d’un simple EP de collaboration réalisé à la hâte, le quatuor décide de poursuivre l’aventure : un travail au long cours, s’étalant sur deux continents et deux années et demie.
L’album :
*Trance Gnawa Express* est le fruit de ces sessions. L’album compte dix titres, encadrés par deux courtes pièces d’ambiance sonore captées sur le vif au Maroc — « Medina » et « Souira » — qui servent de portes d’entrée et de sortie à l’œuvre. Entre ces deux moments, le disque navigue entre répertoire rituel (« Mimoun », « Bou Gangui », « Lalla Youbati ») et compositions originales (« Sandiya », « Soudani Ya Yemma », « Galbi Hzin », « Youmala »), le tout structuré autour du guembri à trois cordes et des krakebs en fer. Le violon amplifié et traité aux effets de Sami Fatih, les synthétiseurs modulaires, les textures granulaires et les enregistrements de terrain réalisés à Essaouira viennent dialoguer avec l’idiome gnawa originel, sans jamais le recouvrir.
Le projet :
Un album franco-marocain ancré dans le répertoire rituel gnawa — ouvert, sans pour autant s'y dissoudre, sur un espace d'écoute contemporain.
*Transe Gnawa Express* est le premier album du duo nantais SAMIFATI, composé de Sami Fatih (violon, électronique) et Axel Vanlerberghe (visuels en direct). En juin 2023, une résidence artistique de l'Institut français les a conduits à Essaouira, ville portuaire de l'Atlantique dont la médina est l'un des foyers vivants de la culture gnawa. Ils y ont rencontré le Maâlem Amine Bessi (guembri, chant principal), ainsi que Hamouda Benzaid et Ahmed Labnoua (krakebs, chœurs).
Ce qui a débuté par des improvisations informelles dans la médina s'est transformé en un projet commun de deux ans et demi, enregistré au Maroc et en France. L'album mêle un répertoire rituel — *Mimoun*, *Bou Gangui*, *Lalla Youbati* — à des compositions originales telles que *Sandiya*, *Galbi Hzin* et *Soudani Ya Yemma*, le tout encadré par deux courtes pièces d'ambiance sonore (*field recordings*) : *Medina* et *Souira*.
Le choix du duo a été délibéré : le son profond et grave du guembri, les krakebs en fer et la voix du Maâlem restent au cœur de l'album. Le violon amplifié de Sami Fatih, la synthèse modulaire, les textures granulaires et les enregistrements d'ambiance réalisés à Essaouira s'y intègrent en complément, sans jamais occulter l'essentiel.
La musique gnawa constitue le répertoire spirituel des descendants de populations d'Afrique subsaharienne amenées au Maroc par la traite transsaharienne ; elle est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO (2019). *Transe Gnawa Express* lui rend hommage dans le respect de cette dimension.
Un dialogue entre cultures et générations qui redonne au gnawa toute sa puissance de transe collective.