Sonia Johnson ... Au pays de Cocagne
Première artiste de jazz vocal à avoir remporté un Prix Juno pour un album de créations originales en français, c’est en 2018 que Sonia Johnson reçoit une commande de Laila Biali, chanteuse, pianiste (nommée aux Grammys 2026) et animatrice de l’émission Saturday Night Jazz à CBC.
La compositrice torontoise souhaitait qu’un texte en français qui invite au voyage soit apposé sur sa délicate valse jazz.
C’est ainsi que Sonia, à l’époque maman d’un adolescent, s’installe pour écrire les paroles d’Au pays de Cocagne, un texte qui évoque la tendresse et la complicité entre un parent et son enfant, ce lien invisible et indéfectible qui existe malgré l’éloignement physique.
La chanson décrit également l’invitation à rêver grand. Laila, aussi maman, accroche sur la proposition. La chanson naît et est incluse sur son album Out of Dust, nommé aux Juno en 2020.
Dans la suite des célébrations entourant ses 20 ans comme artiste et entrepreneure, Sonia vous dévoile sa version, enregistrée avec David Ryshpan (piano), Rémi-Jean Leblanc (contrebasse) et Camil Bélisle (batterie). On y retrouve également le quatuor à cordes ESCA (Amélie Lamontagne, violon, Edith Fitzgerald, violon, Sarah Martineau, alto, Lorraine Gauthier, violoncelle), sublimant les arrangements de Jean-Nicolas Trottier.
Enfin, une touche attendrissante y est ajoutée, avec les voix des parents et grands-parents de la Chorale intergénérationnelle des Boisés, composée d’une trentaine de choristes amateur·rice·s sur des arrangements signés par Sonia elle-même.
La chanson est co-réalisée avec Zachary Scholes, le mixage et matriçage sont réalisés par Guy Hébert.
Au pays de Cocagne :
Prends ma main et je t’emmène
au-delà de toutes nos chimères
vers un monde plus beau
où le chant des oiseaux
n’est jamais éphémère
Prends ma main et partons en cavale
contempler la cité des étoiles
dans mon imaginaire
où le ciel n’est jamais couvert
Prends ma main et je t’emmène
au-delà des frontières de la peine
fredonner du fado sous le pont Mirabeau
en riant de la Seine
Prends ma main fuyons vers le matin
courons comme deux fous comme deux gamins
Apprivoisons l’exil embrassons les choses inutiles
La-da-ya-dé-ya-da-dé-o
La-ya-da yo-do-do
La-da-a-da-a-do-do-do
La-da-da La-da-ya-dé-ya-do-do-o
-do-do-déo-déo-déo
Ya-da-da-da-da
Allons viens que nos mains se rejoignent
pour sillonner les rues de Cocagne
Où il n’y a plus de guerre où tout est à refaire
Prends ma main et je t’emmène au-delà de toutes nos chimères
Vers un monde plus beau
où le chant des oiseaux
n’est jamais éphémère
où le ciel n’est jamais couvert
où tout est à refaire