"Automatique", l'EP de "Automatique", l'EP de Clément Visage sous forme de métaphore filée sous forme de métaphore filée
Clément Visage sort son EP "Automatique" le 27 février prochain, un projet avec lequel il embrasse une nouvelle étape dans sa carrière, en toute sincérité et authenticité. Il sera à l'Hyper Weekend Festival de Radio France le 23 janvier prochain.
Maud Alexia Faivre , le samedi 17 janvier 2026
Si "Automatique", l'EP à venir de Clément Visage devait être défini en un mot, ce serait probablement le terme introspection qui serait utilisé. Dans ce projet, le chanteur vise un objectif : être au plus près de celui qu'il est, vulnérable, sincère, et prêt à prendre le contrôle. Et ce, malgré le vide qui peut border la route sur laquelle il conduit, désormais au volant plutôt que passager... Vous l'aurez compris, avec Clément Visage, on file la métaphore jusqu'au bout.
Et puis, qui est Clément Visage ? Son nom évoque la singularité, bien que l'on puisse déceler en cet artiste de nombreuses facettes, probablement dessinées par son envie d'expérimenter, de découvrir, d'évoluer. Pour le découvrir, il sera sur scène lors de l'Hyper Weekend Festival de Radio France le 23 janvier prochain. Le 27 février, son EP sort, mais les singles Le Vide, disponible depuis novembre dernier, et Auto-pilote, le petit dernier en featuring avec Vonfelt, font office de démonstration de la lancée sur laquelle se trouve l'artiste. On fonce à toute vitesse, face au vide, à l'inconnu, à la découverte, et ça fait du bien.
Affiches Parisiennes : Qui se cache derrière le visage de Clément ?
Clément Visage : Il y a plein de visages, que j'essaie de découvrir au fur et à mesure du temps. Plein de personnes que j'essaie de faire cohabiter ensemble. Mais c'est surtout, je pense, une identité que j'essaie de trouver, qui est plus large que la musique et vraiment très personnelle.
Qu'est-ce qui est le plus important pour vous de montrer dans votre musique ?
J'essaie d'aller au plus juste de ce que je suis. Parfois, ce n'est pas évident parce que je ne sais pas moi-même. Mais je crois que j'essaie d'aller vers la sincérité. Ce que j'essaie le plus, c'est de me montrer vulnérable, d'être dans quelque chose d'émotionnel qui n'est pas toujours évident parce que je suis tout seul avec mes textes, et je suis face à un public. Je tente de me confronter à ce risque-là.
Quel est le fil rouge de votre EP "Automatique", et pourquoi ce titre ?
Je ne sais pas si vous connaissez l'hypnose au volant. Je ne sais pas si ça vous parle. C'est quand on conduit, par exemple d'un point A à un point B, et quand on arrive à ce point, on ne sait pas vraiment comment on a conduit jusque-là. En tout cas, on se rend compte à l'arrivée qu'on a pris le volant. J'aime bien cette métaphore-là de la route, un peu en mode conduite inconsciente. On fait des gestes sans forcément trop les conscientiser. Cette métaphore-là qui est venue en écrivant les chansons, c'est un peu le fil conducteur de l'EP. C'était aussi ce que je ressentais au moment où j'écrivais, c'est-à-dire faire un peu un pas de côté pour me dire que je suis arrivé jusque-là dans ma vie, sans trop savoir comment, et d'essayer de savoir un peu ce qui s'était passé sur le trajet.
Est-ce qu'il y a un titre dans cet EP qui symbolise tout cela ?
Je crois que le morceau Auto-pilote le symbolise pas mal. Ça résume un peu tout. C'est vraiment l'étiquette pour expliquer, mais à l'intérieur de ça, il y a plusieurs histoires en mouvement.
Avant, j'étais bien en n'étant pas aux commandes parce que c'est très confortable.
À propos de cette image de la route, en quoi ce projet marque-t-il un tournant dans votre carrière artistique ?
Je pense qu'au fur et à mesure que j'avance, si je veux reprendre cette métaphore, j'ai l'impression de passer de passager à conducteur. Je pense que c'est ce qui se profile un peu au fur et à mesure du temps. Avant, j'étais bien en n'étant pas aux commandes parce que c'est très confortable. Et j'essaie de plus en plus d'apprendre à conduire. C'est un changement d'état d'esprit. Ce n'est pas évident quand on ne sait pas trop comment ça marche, mais je tente de l'apprendre, et je crois que ça change déjà beaucoup de choses.
Qu'est-ce qui reste à un moment suspendu pour vous depuis le début de votre carrière musicale ?
J'ai fait un concert en première partie de Malik Djoudi, il n'y a pas longtemps, qui était en chant signé. Des interprètes signaient les chansons pendant que je les jouais. D'habitude, je suis tout seul sur scène, et là, j'étais avec quelqu'un avec qui j'avais travaillé avant pour la traduction. J'avais vraiment très peu de connaissances à ce sujet. C'était hyper fort parce qu'il y avait quelqu'un à côté de moi qui jouait aussi la musique. Ce n'est pas que le langage des signes, c'est vraiment toute une interprétation du corps et de la musique. Et devant un public à qui c'était destiné. J'ai trouvé ça assez fou. Déjà, la connexion qu'il y avait entre elles et moi, je ne pensais pas qu'il y aurait autant d'échanges comme si nous étions un duo. Et juste la réaction des gens, de voir que ma musique pouvait aussi être exprimée par quelqu'un d'autre, par du corps, par des mouvements, un peu comme une danseuse. J'ai trouvé ça assez fou. Cette date avec Malik Djoudi était vraiment très cool. Je ne l'avais jamais vu en concert, et sa dernière tournée est vraiment incroyable.
Avez-vous réitéré cette expérience de chant signé ?
On me l'a de nouveau proposée, justement parce que je vais avoir une date dans l'Est en mai... J'ai dit oui, bien sûr.
Dans le clip de votre titre Le vide, qui a été révélé en novembre dernier, on peut y voir des gens suspendus, comme si le temps était à l'arrêt. Quelle était votre idée pour créer cette vidéo ?
Il y a deux choses : la musique et le clip. Moi, j'ai créé la musique à un moment où j'étais un peu figé et perdu. Je n'arrivais pas à avancer ni à faire quoi que ce soit. Donc, la musique retranscrivait ça, et le choix du clip avec la réalisatrice qui, elle, a voulu symboliser l'idée de la chute, mais ça peut être la chute, l'élan... C'est simplement quand nous sommes bloqués, juste le fait de faire un pas ou de se lancer dans quelque chose qui est un peu vertigineux. Elle a voulu incarner ça plutôt que de parler du vide en général. C'était son interprétation à elle de mettre en scène des personnes comme des œuvres d'art dans un musée que l'on pourrait observer dans un moment de leur chute. Donc c'est pour ça qu'on les voit comme ça... On ne sait pas trop s'ils vont s'écraser ou si ça va bien se passer pour eux, mais en tout cas, il y a eu un geste...un élan. Il y a quelque chose qui s'est un peu cassé, pour le bien ou pas. On ne sait pas trop. Je trouve que l'idée d'imager ça de cette manière était assez cool.
Et vous qui déambulez au milieu de ces gens, qu'est-ce que vous représentez ?
Je suis aussi spectateur que les spectateurs du musée, et, en même temps, je réfléchis un peu à cette question-là. On comprend ou non qu'il y a une volonté aussi de faire ce pas-là. Donc, est-ce que moi, je vais me retrouver aussi dans le musée ? Est-ce que je vais être prêt pour une chute ou pas ? Je pense que c'est ça l'idée. Il faut être immortalisé. Nous n'avons pas immortalisé ma chute, mais, en réalité, on ne sait pas. C'était juste se dire que ça fait cogiter. Et c'est pour ça qu'il y a une scène sur le toit avec un papier, une sorte d'inscription pour que je tente aussi faire ce saut-là, mais on ne sait pas si je le fais vraiment.
En tant qu'artiste, sur quoi misez-vous pour instaurer la connexion avec les personnes qui vont vous écouter et découvrir tout l'univers visuel autour de votre musique ?
Je n'ai pas assez de recul pour savoir encore ce que je montre vraiment et ce que les gens retiennent. J'ai l'impression qu'il y a forcément la musique, mais il y a aussi peut-être le personnage qui se dégage de tout ça, qui peut être intrigant. J'ai l'impression que ça passe par ce biais-là. Et je crois que ça participe aussi à... Comment dire ? Oui, la musique qui permet de rentrer dans un état un peu d'introspection. Est-ce que ça fait écho aux gens ? En tout cas, c'est ce que je souhaite.
L'EP est assez fidèle à ce que j'avais envie de faire et à ce que je suis.
Est-ce qu'il y a une phrase dans un de vos nouveaux titres qui vous a fait comprendre que vous étiez sur la bonne voie pour construire votre projet ?
Il y en a plein. Je ne sais pas si j'arriverais à choisir une des paroles. Il y a un truc que je dis tout le temps, c'est : "Moi, je pense". Je crois que ça résume assez bien...
L'introspection ?
Oui, mais de plus tourner ça vers l'extérieur aussi.
Le 23 janvier prochain, vous serez à l'Hyper Weekend Festival de Radio France. Avec votre nouvel EP, jusqu'où auriez-vous envie d'aller ?
L'EP est assez fidèle à ce que j'avais envie de faire et à ce que je suis. Non pas que le premier était loin de ce que j'étais, mais je pense que le prochain sera encore plus proche de ce que je suis. Déjà, de montrer ça, d'être vraiment sincère, je suis assez curieux de voir la réaction du public. Je débute, aussi. J'ai envie que les gens découvrent un peu plus la musique, parce que je suis encore émergent, les gens ne me connaissent pas. J'ai juste envie de partager au maximum ce que je fais, qui est encore un peu dans l'ombre pour moment, mais je souhaite qu'il y ait un peu plus de lumière...
Le Vide et Auto-pilote ft. Vonfelt, deux singles de Clément Visage à découvrir sur les plateformes. EP "Automatique" à venir sur toutes les plateformes d'écoute en streaming (sortie le 27 février 2026).
À découvrir à l'Hyper Weekend Festival de Radio France le 23 janvier 2026.
Source : https://mesinfos.fr