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Naumaur : « La musique a toujours pris une place considérable »

Par Kevin Sonsa-Kini le 19 décembre 2025

Naumaur, artiste complet, se distingue comme rappeur, lyriciste et compositeur, ayant notamment en assuré les premières parties d’artistes tels que Bekar, Davodka et Joseph Kamel. L’univers de Naumaur est emprunt de mélancolie à travers une écriture poétique et brute.

Auteur-compositeur-interprète originaire de Caen, Naumaur façonne un univers sensible où les mots occupent une place centrale. Nourri par le rap dès l’adolescence et formé aux Beaux-Arts, l’artiste mêle écriture introspective et exigence esthétique pour raconter la famille, la nostalgie et les liens qui nous construisent. Après plusieurs singles remarqués cumulant plus de 210 000 écoutes, Naumaur franchit une nouvelle étape avec son premier EP Le Chemin. Un projet intime et fédérateur qui confirme la singularité d’un artiste pour qui la musique est avant tout un exutoire et un moyen de créer du lien. Culture & Passions a pu rencontrer l’artiste avant la sortie du projet.

La pochette de Le Chemin, le premier EP de Naumaur. Photo : Charlotte Clain.

Culture & Passions : Tu es originaire de Caen, tu as suivi une formation artistique aux Beaux-Arts. A quel moment la musique a pris une place considérable dans ta vie ?

Naumaur : Ça a toujours pris une place considérable, bien avant toute cette formation artistique. J’écris des textes et je fais des sons depuis mes 13 ans. Mais cela fait un an et demi que je développe sérieusement mes projets.

Qui sont les artistes que tu admirais lorsque tu étais plus jeune ?

J’ai eu un penchant pour le rap, de par mon grand frère qui m’a fait écouter L’école du micro d’argent d’IAM. J’écoutais aussi Eminem, Diam’s, Keny Arkana, Kery James, Youssoupha… Je pourrais en citer plein. J’ai aussi beaucoup écouté la Fonky Family. Depuis, je n’ai plus lâché ce style de musique que j’écoute encore aujourd’hui. Je suis un grand passionné de musique urbaine. Et comme en plus le rap s’est un peu diversifié, j’ai su me retrouver un peu dans tous les styles de rap qui existent. Du rap plus doux au plus ‘hardcore’, en passant par le rap plus familial.

Tu as sorti des titres tels que Le Bon Moment, On tourne en rond, Tellement Loin et Appelle-moi. De quoi parle chaque chanson ?

Le Bon Moment est un petit son pour me dire à moi-même qu’il faut y aller. C’est un titre qui porte aussi sur une relation amoureuse, sur le fait qu’on pense à une ex-copine qui peut revenir au bon moment, et si pour elle c’est le bon moment pour y aller, eh bien acceptons cette proposition. On tourne en rond traite d’un sujet que j’ai pu vivre au sein de ma famille vis-à-vis de ma sœur. C’est une chanson qui parle de distance et de séparation dans une famille.

Tellement Loin est lié à mes origines portugaises parce que mon papa est Portugais, que toute ma famille vit là-bas, et il s’avère que je n’ai pas eu la chance de tous les connaître. C’est un message pour leur dire que je me sens un peu loin d’eux mais que malgré tout, j’espère qu’avec le temps on avancera dans le positif et que tout ce qu’on n’a pas pu vivre ensemble, on le vivra un jour. Appelle-moi, c’est le discours d’un gars qui rêve d’avoir le coup de fil d’un pote et une épaule sur laquelle se reposer afin de se sentir un peu mieux. C’est une manière de dire à mes potes que s’ils ont des doutes, s’ils ne se sentent pas bien, je serai toujours là pour eux et que je peux être une épaule sur laquelle ils peuvent se reposer aussi.

Comment ont été reçus ces titres dans l’ensemble ?

Plutôt positivement. J’ai de la chance d’avoir une communauté qui a l’air de se sentir concernée par la plupart des thématiques que j’exprime. C’est toujours super de voir que s’y reconnaissent et que ça leur parle. On fait de la musique pour soi au début mais c’est important d’en faire aussi pour les autres. Et si mes chansons permettent aux gens de se sentir mieux, c’est hyper cool. En tout cas, j’ai de la chance d’avoir un super public qui me suit !

Si tu avais l’opportunité de donner un concert sur Caen ou à Paris, à quelle salle aimerais-tu te produire ?

Sur Caen, je reste sur les salles que je connais comme Le Cargö, le Big Bang Café. J’ai déjà eu la chance de jouer sur ces scènes-là, notamment pour faire des premières parties. Quant à Paris, ce ne sont pas les salles l’ambition, c’est plus le fait de jouer devant un public, et si l’occasion se propose à moi, je pourrai l’accepter peu importe la salle.

Tu es également photographe et vidéaste. Accompagnes-tu des artistes actuellement ?

Oui, au sein même de mon label, j’accompagne des artistes qui sont devenus des potes, comme Joseph Kamel, Daysy, Adèle & Robin, Pierre Garnier bien évidemment. Je les accompagne dès qu’ils ont envie ou besoin de moi. J’accepte toujours avec grand plaisir. La photo et la vidéo font partie de mes passions. Je ne compte pas arrêter d’en faire.

Et musicalement, comptes-tu faire un duo avec ces artistes ?

Ça nous arrive de faire de la musique ensemble, que ça soit en studio ou quand on se croise. Aujourd’hui, faire un duo n’est pas d’actualité mais je ne suis pas fermé à l’idée d’en faire. J’adore travailler avec des gens, c’est l’essence même de mon travail, que ce soit dans la musique, la photo ou la vidéo. Si duo il y a, ce sera avec plaisir !

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Source : https://cultureetpassions.com

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